Le Tang Lang,
style de la mante religieuse, est le style de référence
de notre association en Kung Fu.
Le Chang Quan est un style
que nous pratiquons pour ses qualités gymniques et
artistiques.
Nous pratiquons également le Shaolin,
les Qin Na (qui sont les méthodes de luxations).
Notre pratique du
combat Sanda
est d'abord un travail technique, avec
des petits combats pied/poing mettant l'accent sur les
projections, où à aucun moment
le partenaire ne devient adversaire.
Le
style de la mante religieuse est le style de référence
de notre association en Kung Fu.
Les techniques que nous étudions
viennent aussi bien du style de la Fleur de Prunier (Meihua)
que de celui des 7 étoiles (Qi
Xing). Le style de la Fleur de Prunier est moins rigide
que celui des 7 étoiles et fait plus appel à
l'énergie interne. Cependant dans les deux styles le
travail de la hanche et de la colonne vertébrale est
primordial comme point de départ des techniques.
L'un des buts du Tang Lang
est de saisir le bras de l'adversaire et d'enchaîner
les techniques afin de déborder ce dernier. Les techniques
alternent haut et bas, sous tous les angles.
Les principes de bases du Tang Lang sont repris dans l'exercice
"Ou Lou Tsai". Il s'agit de bloquer (Ou)
de tirer (Lou) et de contre-attaquer
(Tsai). La rapidité
de la contre-attaque ne laissant aucune chance à l'opposant.
Ce style est certainement l'un
des plus efficace des styles de Kung Fu externes du fait de
sa simplicité. Mais la simplicité n'est malheureusement
pas la chose la plus facile à acquérir.
Comme il travaille principalement la rapidité et la
précision, ce style convient à toutes les personnes,
même de faible corpulence ou souplesse.
Depuis 1999 l'Ascam participe
à la compétition annuelle de l'ATI.
Ses représentants (jusqu'à 18 en 2001) ont ramené
de nombreuses médailles et coupes, que cela soit en
combat ou en Tao.
Il s'agit d'une compétition amicale permettant de se
confronter à d'autres écoles pratiquants le
même style de Kung Fu. Quelque soit son niveau on peut
participer à cette compétition (Tao et Combat)
puisque les participants sont répartis par groupe de
niveau.
Les combats se font selon les règles traditionnelles
du Tang Lang. Il s'agit de règles évolutives,
en fonction du niveaux des combattants, ayant un but pédagogique
(au début uniquement certains coups sont autorisés
et il y a arrêt du combat à chaque frappe, aux
niveaux supérieurs tout les coups sont autorisés
et les frappes enchaînées avec puissance).
La compétition Tao se déroule elle en présentant
les Taos qui sont enseignés
au cours de l'année à l'Ascam puisque l'ATI
pratique exactement les mêmes.
Un peu d'histoire...
Trois ou quatre groupes
de boxes différentes coexistent en Chine sous ce nom.
Un 1er groupe au Nord créé au 17ème siècle
par Wang Lang ;
Un 2ème et un 3ème au Sud;
Et enfin un 4ème destiné aux démonstrations,
inventé il y a seulement quelques années. C'est
ce que l'on a l'habitude d'appeler le Kung Fu moderne ou Sportif.
Au 17eme siècle après
l'observation d'un combat d'une mante religieuse, Wang Lang
a codifié ce style. Aux mouvements de bras rapides
et efficaces de la mante religieuse il a rajouté les
déplacements du singe. Ainsi Wang Lang, qui était
un des moines du fameux temple de Shaolin,
parvint à défaire des ennemis beaucoup plus
lourd et puissant que lui. Ses descendants ont chacun mis
l'accent sur l'aspect de la technique qui leur correspondait
le mieux. L'art de Wang Lang est actuellement surtout pratiqué
dans la province du Shandong, mais également dans toute
la Chine, ainsi qu'à Hong Kong, Macao, Taiwan, Vietnam.
Les boxes du Sud ont des fondateurs
totalement différents et appliquent des principes différents
: la boxe de Wang Lang utilise principalement la rotation
des hanches et les boxes du Sud le mouvement en arc de la
colonne vertébrale (comme beaucoup de boxes du Sud
actuelles d'ailleurs).
Le Chang Quan est un style
que nous pratiquons pour ses qualités gymniques et
artistiques.
Le Chang Quan moderne est codifié à partir de
plusieurs styles du Nord de la Chine et qui ont des caractéristiques
communes.
Les mouvements très
rapides du Chang Quan comportent des postures très
basses et de nombreux sauts aériens. Dans ce style,
c'est la recherche artistique et gymnique qui est mise en
avant. Les mouvements amples sont précisément
et rapidement exécutés. Les mouvements du Chang
Quan demandent une très grande souplesse pour être
parfaitement exécutés.
Il n'est pas indispensable
de savoir faire le grand écart ou bien de sauter très
haut. Il faut en revanche chercher un équilibre entre
souplesse et tonicité pour non seulement pouvoir executer
les Taos, mais surtout être bien dans son corps.
Un peu d'histoire...
Ce terme est ancien, mais
plusieurs styles n'ayant aucun rapport historique le portent.
Il y a le Chang Quan créé par l'Empereur Song
Taizu (927-976), dont certaines boxes aujourd'hui se
réclament. Plus récemment, le Chang Quan mis
au point et enseigné à "l'Institut central
de l'art national" de Nanjing.
Encore plus récemment,
il y a le Chang Quan créé à partir de
1956, très répandu actuellement. Ce Chang Quan
moderne se voulait au commencement, une synthèse officielle
de plusieurs boxes musulmanes parentes : Cha
Quan, Hua Quan, Pao
Quan et Hong Quan.
De nos jours, tel qu'il est
pratiqué en compétition, c'est plutôt
une gymnastique acrobatique qu'un art martial traditionnel.
Ce Chang Quan moderne est pourtant en Occident parfois enseigné
comme une boxe ancienne. Un dicton populaire a été
repris par les concepteurs des compétitions modernes
de Tao
(formes).
"Pied
dans le Nord, Poing dans le Sud".
Ce dicton, réducteur, signifie que les styles du nord
de la Chine utilisent plus les pieds et les acrobaties, alors
que les styles du Sud sont plus ancrés au sol et puissants.
Dans les compétitions officielles le Chang Quan est
le style représentant la partie Nord de ce dicton,
alors que le Nan Quan représente lui le Sud.
Ce Chang Quan moderne se distingue par des postures très
basses, des techniques bien longues et des figures acrobatiques
qui le rendent particulièrement attrayant à
voir.
La tradition veut que tous
les arts martiaux orientaux soient issus d'un même endroit
: Le monastère de "la jeune foret" (Shaolin)
près de Loyang (nord de la Chine).
Quelle que soit la part de
légende et la part de vérité, le style
de Shaolin est un des plus anciens et celui dont énormément
d'autres styles disent descendre afin de justifier leur authenticité.
Le style de Shaolin se caractérise
par des mouvements énergiques et puissants. Il y a
d'abord une recherche de l'efficacité par rapport au
coté artistique. Les positions défensives sont
ramassées, ne laissant pas d'ouverture à d'éventuel
coups et les attaques sont explosives
Un peu d'histoire...
Le temple de Shaolin est
un monastère bouddhiste, où au début
du VI ème siècle après JC, un moine indien,
Boddhidhama, vint s'installer.
Trouvant les moines dans un état de délabrement
physique et psychique, il résolu de changer cela grâce
à des exercices qu'il codifia. C'est ainsi que naquit
le Kung Fu de Shaolin. Bodhidharma fonda aussi le Chan,
une école bouddhique (qui deviendra le Zen
au Japon). La légende de la boxe de Shaolin a parcouru
les siècles entouré de mystères, de tragédies
et de hauts faits.
Le temple est aujourd'hui un
lieu touristique important en Chine. Les arts martiaux y sont
toujours enseignés mais ce sont principalement les
nombreuses écoles privées l'entourant qui participent
à la diffusion de son art. La qualité de l'enseignement
est très moyenne comparativement à de nombreux
autres endroits en Chine, mais on paye le " Fun "
de s'entraîner près du fameux monastère
et après tout, c'est pour la plupart des gens, tout
ce qui importe. Il reste néanmoins des endroits mythiques
tels que la salle d'entraînement avec les dalles du
sol enfoncées. La légende veut qu'elles l'aient
été sous les coups répétés
sur le sol, par les moines à l'entraînement.
Il y a aussi la pierre devant laquelle Bodhidharma médita
et qui porte l'incrustation de la silhouette de l'homme qui
fut assis devant elle pendant plus de 9 ans, etc.
Exercice traditionnel
Ci dessous le début
du tao le plus courant pour débuter le Shaolin Quan
Xiao Hong Quan (la
petite main rouge)
Le combat Sanda est une
forme moderne de compétition.
Il s'agit de combat pied/poing mettant l'accent sur les projections.
Notre approche ne veut aucunement arriver à une pratique
similaire aux compétitions qui se pratiquent avec gants
de boxe, casque, plastron et protège-tibia et où
les coups sont réellement portés jusqu'au K.O.
Au cours des entraînements
les combats se font sans puissance dans les coups et les protections
sont là uniquement en cas d'erreur. Le travail est
d'abord un travail technique, axé principalement sur
les projections, et à aucun moment le partenaire ne
devient adversaire.
L'efficacité du Sanda
réside dans une double approche : pieds-poings lorsqu'on
est à distance et projections en corps à corps.
En compétition ce sont ces techniques qui rapportent
le plus de point. L'une des actions les plus glorieuses en
Chine est la projection hors de l'aire du combat de l'adversaire
(l'aire de combat étant surélevée de
1m).
L'autre forme de combat que
nous pratiquons est le combat traditionnel Tang Lang, dont
les règles sont évolutives selon le niveau des
pratiquants. Cette forme de combat est étudiée
en vue de la compétition annuelle de l'ATI à
laquelle l'Ascam participe depuis 1999.
Les cours sont mixtes et ouvert
à tous, y compris les débutants. Cependant il
est demandé à ce que les élèves
ne se contentent pas uniquement de ce cours et soient assidus
aux autres cours de Kung Fu leurs donnant les bases techniques
qui seront nécessaires au contrôle et à
la précision lors des combats.
Exercice...
Exemple de technique de Sanda
Photos tirées du livre
de
Mario MANDRA, "Cours de WuShu"
Symbole de dextérité
et de maîtrise, le fléau servant à battre
le blé ou le riz, fut utilisé sous différents
formes pour le combat, aussi bien en Occident qu'en Extrême
Orient.
C'est un pratiquant de Kung
Fu qui l'a popularisé au cinéma : Bruce
Lee.
Plusieurs approches sont effectués lors des cours :
Sportif pour travailler un sport agréable demandant
beaucoup de concentration. Martial au travers des combats
avec des armes en mousses, donc sans aucun danger. Artistique,
aussi, au travers d'enchaînements permettant de travailler
dextérité et coordination.
Contrairement aux armes traditionnelles,
l'apprentissage du Nunchaku
peut commencer dès la première année de
présence à l'ASCAM, car le programme, dérivé
des techniques du Nunchaku
de Combat, est extrêmement vaste.
Les Armes traditionnelles
Les armes traditionnelles
ne sont enseignées qu'a partir de la 2eme année
de présence au sein de l'Ascam, lorsque les techniques
de bases pied/poing sont en partie maîtrisées.
Le Bâton de par son efficacité
et sa facilité d'apprentissage est devenue en Chine
l'arme à étudier - obligatoirement - avant les
autres. Le Bâton fait environs 2 m. et est légèrement
souple. Les Taos
de style Chang Quan sont complétés par des techniques
de combat à deux.
Apres avoir travaillé
le Bâton pendant un an les élèves peuvent
choisir entre approfondir cette arme ou travailler le Sabre.
Avec le Sabre, le travail effectué
avec le Bâton est mis à contribution, même
si les différences sont nombreuses. Les sabres à
lames souples sont traditionnellement utilisés dans tous
les entraînements d'art martiaux chinois. Le style étudié
est principalement celui du Tang Lang.
Exercice traditionnel
Ci dessous le début
dutao
de Bâton Chang Quan
Ci dessous le début
du tao de Nunchaku
(tiré du livre de Herman Vos :"nunchaku
de combat")
Sous ce terme sont regroupés
toutes les méthodes de luxations enseignées
dans les arts martiaux chinois. Récupérées
et peaufinées par les japonais, elles sont à
l'origine de l'Aikido.
Il s'agit de méthodes
simples faisant appel au bon sens et à l'utilisation
des particularités physiques des diverses articulations
du corps humain. Au début nous travaillons principalement
sur le poignet.
Très efficaces en self défense, elles demandent
à être répétées de très
nombreuses fois afin de pouvoir être réalisées
sans problèmes, de façon quasi instinctives.
Ces méthodes ont l'énorme avantage de fonctionner
quelle que soit la morphologie de la personne les pratiquants
et celle de la personne les subissant, car bien réalisé
un Qin Na ne met nullement en jeu la force physique.
Les Qin Na viennent compléter
et diversifier la plupart des cours. Quelques principes de
self-défense sont aussi étudiés afin
d'acquérir des réflexes simples et réalistes.
Un peu d'histoire...
La boxe des poings et des
pieds, la lutte et le Qinna, couvrent l'ensemble des techniques
chinoises à mains nues. Le Qinna quant à lui
se divise en quatre branches :
-> Saisir les muscles (Fen
Jin)
-> D émettre les articulations (Cuo
Jie)
-> A rrêter la circulation de l'énergie (Bi
Qi)
-> Attaquer les points vitaux (Dian
Xue)
Le Qinna est incorporé à beaucoup de styles chinois. Les techniques utilisées dans cet art sont résumées par des "Mots essentiels" dont voici quelques-uns parmi les plus courants :
- Na
("saisir"), c'est à dire empoigner d'une
main le bras ou la jambe de l'adversaire
- Chan ("enrouler"),
avec les deux mains, enrouler le poignet de l'adversaire afin
de tordre son bras
- Bei ("dos"),
tordre dans le dos le bras de l'adversaire
- Ya ("appuyer"),
appuyer sur une articulation
- Deng ("appuyer du
pied"), c'est-à-dire presser avec notre pied le
membre inférieur de l'adversaire pour mieux le maintenir
- Suo ("verrouiller"),
immobiliser un bras ou étrangler l'adversaire
- Fen ("séparer"),
séparer les doigts de la main de l'adversaire
- Kou ("crocheter"),
avec les doigts attaquer le nez, les yeux, la joue, pour pincer
ou arracher
- Tuo ("soulever"),
c'est-à-dire presser une articulation de l'adversaire
en la soulevant
- Dian ("attaquer les
points vitaux")
Exercice traditionnel
Ci dessous des exemples de
luxations sur les poignets